En laissant le leader à près de trente points, les Briochins ont de nouveau démontré qu'ils avaient d'énormes possibilités dans ce championnat.
A sept journées de la fin, le championnat de N2 paraît plus ouvert que jamais, tant quelques résultats de cette 19e journée sont totalement ahurissants, comme par exemple la victoire de Cherbourg à Caen! Un championnat totalement relancé, en haut comme en bas de classement, après la défaite des trois premiers et la troisième victoire consécutive de l'équipe d'Ardres que tout le monde voyait condamnée fin décembre. Bref, un championnat fou, fou, fou... Et que dire de la performance des Briochins samedi soir face au leader. Mais surtout que dire de la prestation du leader lui-même qui, malgré ses deux points d'avance au classement sur le deuxième, paraît encore bien loin des barrages d'accession.
Epoustouflants en défense
«Je savais que ça allait être très dur ici, mais je ne suis pas persuadé que le score reflète la partie. Ceci étant, l'équipe de Saint-Brieuc est celle qui m'a le plus impressionné dans ce championnat et elle mérite amplement sa victoire. Même à l'aller, nous ne méritions pas de nous imposer», analyse Sylvain Mousseau, le coach vanvéen. Il fallait au SBB gommer devant son public la dernière défaite face à Ardres, et pour se faire, Ludovic Battiston et ses partenaires se sont appuyés sur une défense rigide et quasi infranchissable. «On a fait d'énormes progrès dans ce secteur de jeu. D'ailleurs, cela fait maintenant sept rencontres qu'on encaisse moins de 70 points. Nous avons réagi immédiatement à Vitré et on a confirmé, ce soir (samedi). On va maintenant aborder des rencontres qui vont devenir super intéressantes pour la suite», déclare Christophe Henry dont les joueurs n'ont même pas permis au leader d'inscrire le moindre panier dans le dernier quart-temps: que des lancers-francs! Et sans l'application de Tchiloemba derrière la ligne (6 sur 6), l'addition aurait encore été plus salée. «Les gars ont fait un très gros match sur le terrain et dans leur état d'esprit, battre le leader avec un tel écart devant ce public formidable est du pur bonheur», confie quant à lui Jean-Pierre Le Bars, le président briochin qui n'a sans doute pas dit son dernier mot pour la suite des événements après une telle démonstration de son groupe.