N2M. Saint-Brieuc - Calais, samedi (20 h). A quatre journées de la fin, les Briochinspeuvent rêver du podium et des play-off. Ce match contre Calais est capital.
Entretien
Ludovic Battiston, capitaine du Saint-Brieuc Basket.
Arrivé à la Vaillante il y a quatre ans en provenance de Poligny (Jura), Ludovic Battiston a été l'un des grands artisans de la montée du club en N2 en 2008. Avec Saint-Brieuc, il espère bien vivre une seconde promotion. Le club a tous les atouts en mains pour prendre place sur le podium. Pour ce qui est d'une participation aux play-off, les Briochins ne maîtrisent pas totalement. Mais si l'occasion se présente, «Cap'tain Ludo» et ses équipiers ne se feront pas prier pour jouer le coup à fond !
Ludovic, à quatre journées de la fin de saison, le club se retrouve en position d'aller titiller les premières places. Croyez-vous l'équipe capable d'aller les chercher ?
Sincèrement oui. Quand on voit ce que l'on est capable de faire depuis un moment, il n'y a aucune raison de ne pas y croire. Entre nous, on commence à en parler et je peux vous affirmer que toute l'équipe se sent concernée. À Gravelines tout le monde s'est donné sans compter, et quand l'équipe est comme ça, on ne perd pas. Le calendrier avec Calais, Caen, Juvisy et Basse-Indre paraît difficile. Mais je crois que c'est une chance de disputer des rencontres contre des formations qui sont en concurrence avec nous pour le haut de tableau.
Vous venez de réaliser coup sur coup deux grosses performances : une qualification aux dépens de La Rochelle pour les 8e de finales du trophée Coupe de France, et une probante victoire à Gravelines. À quoi attribuez-vous cette réussite ?
Il y a plusieurs facteurs. Le discours de l'entraîneur tout d'abord, qui a bien su nous mettre en garde pour ne pas avoir à vivre une fin de saison sans saveur. Et puis il y a l'émulation, toute naturelle, qui vient avec les résultats. Sans parler du fait que le groupe, qui est pratiquement le même que l'an passé, vit de mieux en mieux ensemble au travers de petits détails. Des détails qui paraissent sans importance mais qui soudent énormément les liens entre nous.
Une opération au tendon rotulien vous a tenu écarté des parquets durant la phase aller. Comment avez-vous vécu cela ?
Ça a été dur, très dur même. Toute l'équipe m'a soutenu et Christophe Henry a été d'un grand réconfort sur le plan moral. Je bouillais sur le banc et je voulais reprendre. Il m'a conseillé de prendre mon temps et les faits aujourd'hui lui donnent raison. Je retrouve petit à petit mes sensations, mais sur le plan physique la préparation d'avant saison me manque.
Serez-vous Briochin la saison prochaine ?
En adhérant au projet du club il y a 4 ans, j'avais confiance. Celle-ci n'a jamais été trahie et le projet est en train de se réaliser. Je ne vois pas pourquoi je partirais d'autant plus que ma famille se plaît bien ici.